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COMMUNIQUE DE PRESSE

La coopération de demain : valoriser nos produits, faire vivre la solidarité et combattre les dérives

21.12.2018

Outils collectifs formidables, de nombreuses coopératives, des CUMA aux fruitières, font encore vivre au quotidien les valeurs de solidarité, de proximité et de démocratie sur nos territoires. Cultiver ce lien social dans nos campagnes, offrir un accès au marché équitable pour tous, sauvegarder nos savoir-faire, valoriser le produit de notre travail, ces fondamentaux de la coopération sont, on ne peut plus d'actualité.

Au lendemain du Congrès de Coop de France, la Confédération paysanne, attachée à la coopération plutôt qu'à la compétition, estime qu'il est d'autant plus important de combattre les dérives existantes dans certaines coopératives :

  • Eloignement des coopérateurs, filialisation, évaporation du capital et des résultats qui créent de l'opacité.
  • Frein à l'autonomie paysanne et à la transition agricole.
  • Evolutions inquiétantes quant à la reprise par la coopérative de moyens de production (dynamique d'intégration) : reprise de foncier, de fermes de production.
  • Echec de la stratégie économique : souvent tournée « export » de produits de masse, course aux volumes, agrandissement, concentration, insuffisance de la rémunération paysanne, importations de produits concurrents par la coopérative elle-même.
  • Gouvernance défaillante : démocratie atone, prise de pouvoir par les directeurs et exécutifs, administrateurs insuffisamment formés ou impliqués dans les choix stratégiques, orientation politique libérale et vision individualiste prédominante.

En cela, la future ordonnance sur la coopération dans le cadre de la loi Egalim doit être ambitieuse pour conserver l'esprit de transparence, de mutualisation et de démocratie vivante dans les coopératives. Elle doit notamment se pencher sur la question des filiales et les leviers d'implication des sociétaires. Il faut aussi lever le tabou sur les règles de reconnaissance du statut coopératif : nous ne pouvons tolérer des coopératives déterritorialisées ou opaques dans la circulation des bénéfices. Nous portons, à cet effet, plusieurs propositions pour que la coopération reste ou redevienne, selon les cas, un outil reconnu au service de l'intérêt des paysan.ne.s et des territoires. Elles se déclinent en trois thématiques :

· Gouvernance, transparence et mécanismes démocratiques.

· Stratégie socio-économique : réguler pour répondre aux besoins des paysan-ne-s - revenu, reconnaissance du métier, vitalité des territoires ruraux.

· Lien avec les attentes citoyennes : relocalisation, emploi, transition agricole.

Se poser la question de quelle coopération nous voulons demain est crucial. La Confédération paysanne souhaite que la coopération soit un réel projet collectif et non la somme de projets individuels. Faisons de la coopération un atout pour le développement local, la répartition harmonieuse des moyens de production sur les territoires et la reconnaissance de nos produits auprès des consommateurs.


Contacts :
Laurent PINATEL - Porte-parole de la Confédération paysanne - tél: 06 80 58 97 22
Nicolas GIROD - Secrétaire national - tél: 06 07 55 29 09
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
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